Mercredi 21 janvier 2009
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16:49
Aujourd'hui j'casse une habitude, j'vous parle à vous directement petits lecteurs.
Mais c'est pour la bonne cause !
J'vous parle d'un blog qui m'a fait plaisir, puisqu'il recense les textes et compositions d'une jeune demoiselle.
Elle se consacre (apparement) dorénavant à la photo mais ses textes sont admirables.
Ce qu'elle écrit vous fera peut-être pensé aux mots "compliqués" et abstraits de Mylène Farmer (en tout cas moi j'l'ai prit comme ça !) mais
c'est tout de même trés inspiré.
J'vous ai séléctionné l'un de ses récits. La suite est disponible Ici (vous faites pas mal aux yeux, c'est exceptionnel que je cite un skyblog !)
(L'illustration est signée Toxine Hell, second pseudonyme de Hard-Wh0re)
Enjoy :
(
...)
craquer des allumettes quand la mer se brise contre les pierres (
...)
l'opression et la mort. que vous
faut-il encore ? des corps brisés sous vos charues.
des os dans vos branquards. nos âmes dans
le brouillard. on se glace au soleil. on a peur
dans le noir.
on s'égorge en courrant dans
le couloir de l'hôpital. nouveau papier-peint. la couleur de notre chagrin.
et on retape les noms dans vos ordinateurs. on
bloque les malades au creux des ascensseurs.
on arrache les coeurs, on les offre à vos docteurs.
on laisse filer le temps qui s'enfuie au creux
de nos bras. on regarde en arriere, on dessine
nos pas. on retrace les courbes de nos ombres sur le temps qui s'égare.
c'est la vie. s'embraser sous la bise du vent qui fait floter les etoiles sur Pluton. ou sous un
pont. dans vos maisons.
craquer des allumettes quand la mer se brise
contre les pierres;
quand le sable devient étoile et quand l'étoile devien poussiere; alors la rêve n'est plus une fable,
mais un entassement de priéres.
et la nuit n'a plus de soleil, les arc-en-ciel
n'ont plus de couleur.
quand le crystal se brise sous notre acidité lacrymale. le hibou hullule dans les couloirs de mon
âme; mes larmes passent à travers la passoire
de mon corps;
la Lune joue de la Lyre. Lyra de la Luna. oh
douce Lune, beauté de ma plume. tu me nois dans
les fissures de tes yeux; et les etoiles; et tes yeux bleus.
on n'entend plus nos esprit que
dansent et qui hantent les flammes de la nuit.
et le funambulle compte des fables perdues, pendue a son cable electrique. et le clown fume en
bulle, dessinant les etoiles.
le jour se léve. la Lyre se tait. la nuit n'a plus de rêve. La lune se voile. le soleil
apparait.
(
...)
on retrace les courbes de nos ombres sur le temps qui s'égare (
...)
Par IntoX
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