Lundi 2 février 2009
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19:03
Oui, je suis un procrastinateur !
Un pro quoi ?
En bref : un fainéant qui repousse toujours au lendemain ce qu’il peut faire le jour même.
Toujours pas compris ? Bon, prenez vos petits doigts –enfin, après avoir lu l’article !– rendez-vous sur facebook, (et oui, faut être inscrit !) et dans le champ de recherche tapez «
problème de motivation problème de temps » Notez désormais, qu’à l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes déjà 175.500 à être dans cette situation =P et encore, j’arrondi, et en plus on ne compte
QUE les gens qui sont inscrit à facebook, qui l’avouent, et qui ont découvert le groupe !
Si vous voulez d’autres renseignements, sachez que la procrastination touche 20% de la population active actuelle, que c’est un phénomène psychologique en plein
essor, et qu’il est appelé syndrome de l’étudiant puisqu’il touche pas moins de 50% des diplômés du Baccalauréat qui poursuivent leurs études !
On pourrait parler pendant des heures des causes et des conséquences de la procrastination, aussi, pour mettre en forme mon idée et mes explications, j’ai choisi de débuter par les conséquences,
puisqu’elles sont les plus simple à expliquer et que je procrastine le fait de devoir vous expliquer les causes ^^
Parlons donc des conséquences. Pour faire simple, illustrons notre explication par le cas le plus banal à expliquer (et le plus facile pour vous, à imaginer, puisque j’imagine que si vous lisez
ceci, vous êtes dans mon cas !) : l’étudiant de base ! Plus ou moins motivé par sa formation (plutôt moins que plus !), il se voit confier divers devoirs
(partiel, oraux, projets, analyses écrites, traduction, etc.) Devoirs qu’il rechigne, préférant son petit confort avant tout !
Devoirs qu’il prévoit de faire… plus tard ! Après s’être accordé généreusement plusieurs petites pauses (qui cumulées bout-à-bout le mettront en retard)
Il finira par ne plus pouvoir repousser l’échéance, jusqu’au jour J-1 –ou jusqu’au moment m-1– où il devra se mettre à bosser. Pensez vous que sa procrastination lui a été bénéfique ? Evidement non ! Le manque de temps le pousse à travailler à la dernière minute et la qualité
du travail rendu ne correspond pas à son idéal imaginé.
La procrastination n’a jamais de point positif si ce n’est le malin plaisir que l’on gagne à se dire : « Mouhaha ! J’ai pas bossé mais qu’est-ce que j’me suis amusé ! » (Oopa)
J’espère que vous suivez toujours mon exemple, et que vous vous y identifiez
Sachez j’ai quelques visages qui me viennent en tête au moment même où j’écris ça, et c’est plutôt fun de se dire « mouais, elle, obligé elle sera
d’accord avec moi ! » ou bien « elle, qui se dit procrastinatrice à fond les ballons… j’y crois pas trop ! » et même certains se diront « putain, il est capable de réfléchir à ça lui O.o
»
Certes les conséquences n’étaient pas compliquées à analyser, mais elles étaient un passage obligé afin de comprendre les origines.
« Mais qu’est-ce qu’il raconte ! Tout le monde sait bien que c’est la fainéantise des gens qui les pousse à ne pas travailler ! »
*Le gong retenti !* Mauvaise réponse !
Par définition, la fainéantise
c’est l’art et la manière de ne rien faire. Hors, la procrastination nous poussera un jour où l’autre à mettre fin à l’échéance, et faire le
travail en temps voulu (plus ou moins bien, plutôt moins que plus !)
Les causes de la procrastination (notez que j’ai copié-collé le mot « procrastinat- » histoire de pouvoir le conjugué et tout !) sont bien plus implicites qu’elles n’y paraissent.
En première ligne, on retrouve la peur, l’appréhension et toutes ses copines qui nous font redouter l’acte en lui-même.
« Putain, j’dois faire un dossier de 100pages pour dans trois semaines, ca fait chier CENT PAGES ! »
Certes, mais cent pages ca représente quoi pour toi :
1*/Du temps ? Non ca, ca va, t’as 21jours !
2*/Du boulot ? Non, là aussi du te sent bien, tu t’y connais, tu sais qu’en t’y mettant t’y gagnera !
3*/La peur de la faute, d’être perdu, de pas savoir comment commencer/finir ? Ah oui, ce sur point… C’est pas faux !
(A noter qu’à ce moment de l’écriture, je procrastine mon écriture d’article, j’vais plutôt aller me finir à discuter sur MSN là !)
(Et qu’à ce moment là, j’me motive pour vous écrire la suite !)
M’enfin bref, j’en étais où déjà ? Ah oui, j’ai donc survolé les conséquences de la procrastination et expliqué vaguement les causes.
« Mais il est toujours aussi con celui là, on le sait tous ca ! Pourquoi il a besoin d’en écrire autant ! »
Et ben parce que ! Si tu veux en apprendre d’avantage (enfin, on va essayer de t’en apprendre) alors lit la suite!
Tu sais pertinemment que tu es le stéréotype du procrastinateur de base mais tu voudrais bien sortir de la merde …Hum voyons voir ce qu’on peut faire pour toi !
Déjà, la première chose, c’est d’en prendre conscience. Faut pas se faire d’idée, on fonctionne tous de la même manière, on fonctionne selon nos envies du moment, personne ne s’imagine dans quelques semaines, mois, ou années avoir changé du tout au tout au point de ne plus du tout aimer ce qui nous avons fait. Si tu as compris que toute ta vie tu n’as eu de cesse de penser « est-ce que j’me plais à faire ça ? »
alors tu as compris le phénomène. Si au moment de faire la chose tu as ressenti une quelconque souffrance qui n’était pas compensée par un plaisir immédiat, alors tu stopperas ton travail. Ici précédemment, les mots « plaisir immédiat » prennent tout leur sens,
puisque même si vous vous dites que, une fois fait, le poids levé sera tellement bon que la difficulté sera oubliée… le plaisir n’est pas compensée, la machine émotionnelle n’a pas la
capacité de tourner pour travailler !
Pensez bien à faire la distinction « plaisir immédiat » et « bonheur futur » !
Et détachez votre façon de penser du caractère « présent » (et non passé) de votre égo.
Si vous me suivez toujours, alors vous aurez compris qu’afin de venir à bout de la procrastination, il est nécessaire de, non pas venir à bout de la tâche à réaliser, mais plutôt de
tuer l’émotion qui bride votre travail, celle là même qui vous faire dire « c’est chiant de faire … »
Certaines personnes (il n’est absolument pas question de force de caractère, plutôt de force de remise en question) sont trop faible pour agir d’elles mêmes.
Afin tout de même de les faire se bouger, on leur conseille généralement de se prêter à un jeu. Ce même jeu que vos parents vous imposaient surement aux cours
primaires : « Si tu as de bonnes notes alors t’aura un cadeau » (bon, ok, on n’a pas tous eu du cacao à la vue du bulletin de note, mais on généralise
!). Adaptez ce jeu à votre âge (Ne soyez pas ridicule ! Les bonbons on s’en tape plus ou moins, plutôt plus que moins, passé la vingtaine !). Je m’explique :
maintenant que vous vous comprenez de mieux en mieux, vous allez connaître à l’avance les choses qui vous feront procrastiner, aussi, vous
n’êtes pas seul ! Fixez vous des impératifs et parlez-en à un maximum de personnes. (Pourquoi croyez vous que les autodidactes
sont si fiers de dire qu'ils le sont, et ne se taisent pas en abandonnant !)
On peut ajouter qu'une aautre situation fonctionne (testée et approuvée !) Elle se base sur une
phrase déclarée à un(e) (petit(e)) ami(e) et qui commence par un « Si j’le fait pas,
alors … » Sachant que les « … » peuvent être théâtre de bien des supplices à vous infliger vous-même ! Si j’le fait pas alors bloque-moi sur MSN ! Si j’le
fait pas alors tu n’me laisses pas entrer chez toi samedi soir ! Si j’le fait pas, alors tu n’me conduit pas à la gare ! Autant d’exemples qui marchent.
(N’infligez pas à un procrastinateur de telles conditions, elles ne l’aideraient en rien, elles vous feraient juste passer pour un sadique !)
Derniers points, ceux-ci concernent 60% des procrastinateurs : la perfection et l’habitude.
Le fait est que vous bloquez sur un travail qui vous parait incommensurablement difficile à réaliser (Cf. : un peu plus haut, ici je ne parle
pas de difficulté pure et dure, mais bel et bien du caractère difficile de la chose ! Il y a un mince fossé entre les deux notions !). Ne pensez pas une seule seconde, avant d’avoir commencé
votre travail, à le voir parfaitement fini dans les moindres détails. Optez plutôt pour une optique plus « moyennement
potable » et voyez comme, dans votre tête, la tâche vous parait plus facile !
Il est vrai que votre travail ne vous plaira pas une fois fini. Mais, entre nous, que préférez vous :
Rendre un tiers de travail parfait, suite à un procrastinnage en règle (avec abandon bien évidement !) ou rendre un travail entier, fini beaucoup plus
tôt qu’avant l’échéance, qui conviendra mais ne sera pas parfait ?
Aussi, pensez à prendre de bonnes habitudes. Instaurez ce genre d’habitude permet de ne pas se lasser ! Reprenons
brièvement le cas du dossier fastidieux à rendre dans quelques mois, afin d’éviter la procrastination ne vous donnez pas un quota journalier « J’en fais
20par jours, dans deux semaines j’ai fini ! » on vous ramassera deux jours après : « J’ai la flemme j’le fait pas aujourd’hui ! ». Minimisez la
tâche, imposez vous un quota ridiculement petit que vous dépasserez les jours de grande volonté ! Aujourd’hui, deux. Demain, trois. Le lendemain j’suis motivé j’en fais douze. Etc.
Ceci met fin à une pseudo-analyse (on fait ce qu’on peut, c’est IntoX qui l’a écrite quand même ! Faut pas pousser !). J’espère que vous l’avez
apprécié, que vous n’avez pas trop galéré à la comprendre et qu’elle vous servira pour la suite !
Je vous demande d’être indulgent et de me signaler toute faute d’orthographe par messages privés (MSN, mail) ou par commentaire.
Si vous souhaitez voir détaillé un point de ce texte, n’hésitez pas à me le faire parvenir via les commentaires.
Pouek à la fin ! Pas de n'œil pour le moment, la faute à ma
clé uzbe qui veut pas me donner mon dossier de photo !
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Par IntoX
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