J’ai longtemps hésité à savoir si j’allais le faire un jour
Pendant de longues nuits, j’repensais aux mêmes choses
La tête embrumée, j’voulais sortir du noir, mais tu f’sait rien pour !
Alors j’suis resté, j’me suis enfoncé dans cet esprit morose.
Et, alors que la Lune allait nous envahir,
J’me suis habillé, en évitant les tissus qui tâchent,
Afin d’être le plus efficace à ma tâche,
Afin que ton image ne puisse me salir
Alors dans la vieille baraque au fond du jardin
J’ai admiré ce qui serait utile, toutes ces bricoles
Du petit tournevis au gros gourdin.
Toutes, sans exception, quittaient leurs rôles.
La voilà, cette grosse matraque, parlons-en
Je l’imaginais percuter ton crâne
J’entendais même, de douleur, tes gémissements
J’sais pas pourquoi, ca réconfortait mon âme !
J’ai posé les yeux sur la tronçonneuse
La chair rouge et tes râles de gémisseuse !
Je voyais le sang couler,
La vue du liquide me réconfortait !
Même ces vieux piolets
Semblaient déjà plantés
Enfoncés bien profond sous la peau
Sortaient de tes poumons, plantés dans ton dos
La mise en scène était parfaite
Avec cette corde je t’attacherai
Au creux de ton oreille je m’approcherai
Pour te dire que, lentement, je t’écorcherai
Pourquoi je gardai ces barres de fer ?
Si médiocre, elles se casseraient plantées dans la terre
Bien plus utile, au travers de ta peau
Pour venir flirter avec tes os
Que tu as de belles oreilles ma chérie !
Ecoute la, elle à quelque chose à te dire
Qui ca ? Tu ne la connais pas cette demoiselle ma scie ?
Il parait que, niveau solidité, le cartilage, on a vu pire !
J'ai toujours été attiré par le feu
J'ai toujours eu aussi peur de tes yeux
Mais les voir consumés d'une seule et unique flamme bleue...!
Ce cher chalumeau me servira décidément si tu veux !
Parce que tu pensais qu'il n'en était pas capable intox ?
Pas capable ne serait-ce qu'imaginer ce box
Futur chantier de ta prochaine douloureuse et lente mort
Laisses moi te dire que tu avais légitimement tord !
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